Commune de Trégarantec, Finistère 29, Bretagne

L'historique

TRÉGARANTEC, QUELLE EST L’ORIGINE ET LA SIGNIFICATION DE CE NOM ?

De nombreuses réponses ont été proposées, j’apporte ici la mienne.

Il existait au XIe – XIIe siècles une famille qui vivait sur la motte féodale de Porleac’h, et protégeait Lesneven. Au service des Ducs de Bretagne, ils émigrèrent sur le Morbihan, car les Ducs séjournaient alors au château de l’Hermine à Vannes.                

Cette famille de Trégarantec donna son nom à divers lieux en Bretagne :

-              le grand château de Trégarantec en Mellionnec ;

-              le village de Tréhorenteuc où demeure la pierre tombale d’un écuyer de Trégarantec.

Ils portaient pour armoiries « d’azur à trois pals d’argent », peut-être en référence aux trois poteaux de justice ?

 

LE CLOCHER DE TRÉGARANTEC

Un trésor est lové dans notre clocher, l’histoire nous l’explique : l’église ancienne qui a brulé vers 1890 était dépourvue de campanile. Ainsi, sous Louis XIV, en 1680, on voulut un clocher, à l’instar de chez nos voisins.

Mais l’emplacement choisi était occupé par le tombeau des seigneurs de Quillimadec. La Dame des lieux en accepta le déplacement.

Ainsi, en 1684, débutèrent les travaux du clocher, et la                Dame de Quillimadec, en remerciement de son acceptation de modification de la sépulture familiale, fut proclamée marraine de la grande cloche.

Or, malgré la Révolution Française et les fonderies de bronze, cette grande cloche est toujours là, dans son environnement d’origine, un fait particulièrement rare que nous pouvons considérer comme notre trésor historique.

 

LES CLOCHES SONNENT

Lovée dans son clocher de pierre, la Marraine, heureuse, carillonnait claire et joyeuse, aux messes, aux heures ou à l’angelus. Mais catastrophe ! À chaque fois le prêtre se tenait les tempes et hurlait de se taire. Mais que se passe-t-il donc ?

Par économie, le presbytère s’appuyait sur le mur Nord de l’église devenue caisse de résonnance.

Il fallut attendre 1750, pour décider d’un nouveau presbytère, avec un jardin entre le logis et la Marraine.       Hélas, 40 ans plus tard, la Révolution saisissant les biens de l’Église, le nouveau presbytère est vendu à des laïcs. Le prêtre en devient locataire et n’apprécie pas beaucoup de dépendre des anti-curés.

On décide alors de construire un autre presbytère, plus éloigné encore de la bonne Marraine.